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Double satisafction aux championnats de France, au Kinderarena de Rouen

Du stress, de l'émotion mais Louis Ducrot et Stephan Wojcikiewicz ont rejoint le tableau final.

Stephan est entré très tard dans les championnats de France, son 1er, c'était l'an dernier à Aire sur la Lys, à 34 ans. Sorti des qualifications grâce à un w.o, il était tombé devant Bauman, dès son entrée dans le tableau final. Là, il était tête de série d'une poule de qualification qui lui proposait Ziegler, un junior. Comme il en a l'habitude, l'Airois analysa, face à la fougue de son jeune adversaire. La première manche fut disputée, Stephan, concentré, tranquille, s'en sortit sans dommage. Ziegler avait vécu son meilleur (14-21). Il fut laminé dans le 2e set, inexistant (21-4 !). "Il faut du temps pour mettre le jeu en place, comme aux échecs" expliqua le vainqueur. "D'abord regarder, comprendre, analyser et puis jouer. Dans le 1er, il a mis tout ce qu'il avait. Et comme il n'y arrivait pas, il a fait quelques erreurs, surtout dans le 2e. J'avais les coups suffisants pour le contrer". Quelle leçon !

Un peu plus délicat fut le second match, contre Bourbon. Parce que Stephan perdit la première manche (19-21). Mais dans sa tête, rien de grave. Il avait vu, compris le jeu de l'autre, trouvé les armes adptées. Dès lors, il fut bien plus à l'aise. Sans jamais donner de signe d'énervement, il construisit ses points, recolla au score (10-21) presque sans effort avant de terminer le travail. 5-11 à la pause, 13-21 à la fin, raquette à terre, poings serrés, il pouvait laisser éclater sa joie. 

Pour Louis Ducrot, c'était la première apparition chez "les grands", après un titre de vice-championen cadets, l'an dernier. "Une poule facile" avait-il dit, avec l'insouciance de la jeunesse. Deux fois, il fut obligé de batailler pour s'en sortir. Contre le Picard Delattre, de Chambly, il maîtrisa totalement le 1er set. Et puis, il fut tout à coup moins bien. La pression de l'autre, les coups qui passent moins bien, la tête qui ne suit plus. un formidable retour, mais 19-21, tout à refaire. La suite fut tout aussi stressante, par le mano à mano final. Chacun sembla en mesure de conclure et se fit reprendre. Mais à la fin, Louis sortit les coups qu'il fallait : 23-21, quelle suée ! Mais ce n'était rien à côté de ce qui suivit, face à Delaval, "un joueur à l'ancienne, un rameur", c'est à dire quelqu'un qui renvoie tout, qui "se contente" de contrer au détriment du jeu d'attaque. Dans le 1er set, Louis fut parfaitement dans le tempo, sérieux dans l'échange, abrégeant le jeu comme il le fallait. 21-15, ça prenait une bonne tournure. Mais au 2e, "il se prit les pieds dans la tapis" alors qu'il menait à la pause (11-7). Quelques fautes d'impatience face au jeu lent de l'adversaire mais qui double et s'impose (16-21). "Je suis mort" dit l'airois. Il est surtout énervé de ne pouvoir imposer ses volontés face à ce formidable relanceur, voit les points passer. Mais ils ne sont pas pour lui. Sur la chaise, Romain Joly lui dit d'être patient, plus calme, de garder le rythme. Dans les tribunes, ses supporters s'inquiètent. Il limite la casse, 14-18 pour Delaval. "C'est compliqué" analyse Patrick, de chez Yonex, "mais il peut encore le faire". 15-18. "Allez, six de suite et il a gagné" poursuit-il comme une boutade. Le gamin l'a t'il entendu ? Communion de pensée ? Un smash croisé claque. 16-21. Et un autre, 17 ! Son visage s'est éclairé à nouveau, 18. Pan, pan, pan et l'explosion de joie : 18-21, revenu du bout de l'enfer. Louis saute dans les bras de Romain. Aujourd'hui, ce sera Alexandre Françoise. Un sacré client ! Mais rien n'est impossible, il faudra que Louis s'en souvienne, en s'inspirant de la tranquillité de Stephan. QULQUES PHOTOS.

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