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Que c’est beau une équipe qui gagne et un club-house en folie

Il fallait soigner la sortie d’Etienne Catry, tant pis pour Orleans.

Pas question de se rater sur le dernier match d’interclubs. D’abord parce que les Airois s’étaient imposés en Sologne et qu’une confirmation s’imposait. Et puis, il fallait offrir une sortie digne et festive à Etienne, « l’ancien », neuf ans au club et qui joua encore parfaitement le jeu cette saison, malgré un départ programmé à Strasbourg.

D’entrée, après une présentation digne des plus grands événements, Flore Vandenhoucke et Steffi Annys firent exploser les visiteuses. Pourtant, en face c’était une T50 et une T20. 21-12 et 24-22. Et alors ! Circulez, y a plus rien à voir, les deux Belges firent le ménage avec talent. Face au duo polono-orléanais, ce fut bien plus compliqué pour Romain Linster et Nicola Gresty. Le set initial fut presque parfait (21-17), mais la jeune anglaise, pas dans un jour faste, accumula les fautes directes, face à un filet décidé à lui faire des misères (13 et 13). Un partout et l’apparition d’Etienne, face à un A4. Entrée en matière de bon ton, deuxième set moins brillant, un troisième fut nécessaire. Comme s’il se sentait bien sur son terrain, dans une salle qu’il connait par cœur, devant un public tout acquis à sa cause et qui le poussa quand il allait moins bien. Bingo, 2-1 pour le LVA. Et 3-1 dans la foulée, grâce à Steffi Annys, l’assurance tous risques, et Louis Ducrot, le néophyte. Une presque première puisque le duo n’avait joué que trois points à Lille. Elle, a assuré avec son expérience, le gamin a bien grandi, il a assuré avec tranquillité. Il est prêt (21-14 et 22-20). Mais tout restait fragile après la seconde prestation de Nikky Gresty, pleine de bonne volonté mais toujours gênée par un jeu fragile, qui plus contre Van Wel, une Belge T 50 (18-21 et 13-21). Restait trois matches. Mais Flore Vandenhoucke, malgré une immense énergie, était bousculée par la T 20 d’en face. Et Stéphan Wojcikiewicz peinait face au T50 polonais. Il perdit même le 1er set. Retournement de situation ? Non, car les deux Airois furent vaillants, portés par une salle en incandescence. Le Franco-Canadien trouva enfin la réponse à ses questions, déployant ce jeu si déroutant. Et la jeune Belge, après avoir rétabli l’équilibre dans le 2e set, réalisa alors un numéro exceptionnel de funambule. Menée 16-20, elle sauva quatre volants de match, puis laissa l’adversaire à 20, pour aller quérir le 5e point, à bout de forces. Un formidable spectacle dans l’intensité (20-22/22-20 et 22-20).

Restait les garçons, Romain Linster, associé à Etienne Catry qui vivait alors ses derniers instants avec le maillot « Missenard » sur les épaules. On le sentit contracté sur le premier set. Orleans déroula, pensa terminer rapidement (16-21). Alors les Airois se lâchèrent, portés par une salle explosive, 23-21, le plaisir pouvait se prolonger. Si Etienne fut à son niveau, Romain fut alors extraordinaire, comme dédoublé, partout à la fois. Et Blanchard et Alias furent croqués, pâles, perdus et incrédules devant cette situation qui leur échappait. Les deux Airois pouvaient tomber dans les bras l’un de l’autre. Cette saison aura été formidable.

« On termine sur une grosse performance » analysa Guillaume Jops. « Orleans était bien plus fort qu’à l’aller et pour la première fois au complet. Flore, qui avait perdu là-bas, a joué comme une guerrière. Romain était pourtant affaibli physiquement par son déplacement avec le lycée Vauban à Frejus, tout comme Louis. Et le public a été énorme. On ne s’attendait pas à gagner 6-2. Cette année, on n’a perdu que contre les deux premiers, gagné six fois. Ce n’était jamais arrivé. Je suis fier d’avoir coaché une équipe comme celle-là ».

La soirée pouvait commencer. Il y eut bien sûr une réception pour Etienne, avec les cadeaux traditionnels, « il le valait bien ». Le joueur reviendra, il la promis, pour le Tournoi de la ville, ou une visite amicale, autour d’une Plum Ale. La fête pouvait alors commencer. Elle fut looooonnnngue, folle, débridée, à l’image du Volant airois, un club décidément atypique, comme le souligna le capitaine adverse qui filma de longues séquences de folie sur son portable.

DES PHOTOS A DECOUVRIR. Pardonnez au photographe des images moyennes. Lui aussi a sans doute été pris par la ferveur de la salle.

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