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Le LVA s’offre un succès de prestige face à Grande-Synthe (7-1)

Et si les Airois se mettaient à penser au Top 12.

Grande-Synthe, c’était l’équipe qu’il fallait après le succès facile à Orleans. Parce qu’un derby est toujours excitant, que les Nordistes viennent du Top 12 avec toute l’expérience qu’il apporte et qu’il fallait un match référence face à une opposition de qualité.  Le tambour, tout récemment acquis à la braderie de Lille par la famille Defrance, était prêt à claquer grâce aux sens du rythme d’Olivier Sanier. La trompette de Franck Defrance ne demandait qu’à  entraîner dans son sillage bruyant, tout un groupe qui espérait voir ses favoris dévorer l’ogre dunkerquois.

Guillaume Jops, dans son propos d’avant match, avait insisté sur la situation de ceux d’en face, descendus de Top 12 mais concédant un nul, dans leur salle, face à Guichen Bourg des Comptes. « Une spirale négative » selon lui, qu’il fallait exploiter. Il expliqua aussi ses choix, celui de faire confiance à Louis Ducrot, pourtant peu à son avantage au 19e TDV, pour permettre à Romain Linster de se concentrer sur son simple face au redoutable Blondeau. Le coach avait vu juste, chacun concrétisa les espoirs placés en lui.

Stephan Wojcikiewicz, nourri aux céréales et aux lasagnes, fut tranquille, posé tout en étant déterminé. Jamais il ne fut en difficulté, même quand on eut l’impression qu’il l’était. Très vite, le gaucher su se reconcentrer après un point perdu. Samson Gradt Urban mena un temps, pas longtemps, avant de se faire déborder, doucement mais irrémédiablement (21-17/21-14).

Sur le terrain d’à côté, Steffi Annys et Matijs Dierickx firent parler leur technique, leur complicité. Blondeau/Coquelet ce n’est pourtant pas rien, mais les deux visiteurs ne parvinrent jamais à prendre le dessus. (21-17/21-12). Le LVA comptait déjà deux points d’avance.

Face à Rachel Wouters-Van Cutsen, Aurélie Constant ne parvint pas à bonifier cet avantage. Pourquoi elle en SD 1 alors qu’on attendait Flore Vandehoucke, juste parce que son total de points, qui fait désormais varier le classement chaque semaine, était plus élevé que celui de la Belge. Une montagne se dressait face à elle. L’airoise défendit farouchement ses chances (12 et 12) mais s’inclina. Pas de quoi rougir ni faire douter son équipe.

Suivaient les deux gamins de la bande, Nikky Gresty (18 ans et soutenu par son papa) et Louis Ducrot, dix-sept. On eut l’impression qu’ils jouaient ensemble depuis toujours. Un premier set vite plié (21-8) contre Wouters-Van Dooremaelen), un peu de déconcentration (10-21) et un fantastique 3e set (21-16). Du gâteau pour le tambour et la trompette, un délice pour le chœur airois.

Le LVA menait alors 3-1 et Flore Vandenhoucke, malgré quelques « trous d’air » ajouta une cinquième unité, en deux sets. Coquelet tenta bien de s’interposer, en pure perte face à la puissante belge (15 et 12). Le point du nul était sauf, c’était déjà bien. Mais comment Romain Linster, qui avait eu le temps de la concentration, allait-il se comporter contre l’expérimenté Blondeau ? Bien, capitaine, vous aviez vu juste. Un set pour se caler (17-21) deux pour l’emporter (21-12 et 21-18). La salle exultait, extraordinaire,  « Nin Nin » pouvait lever les bras, un grand sourire lui éclairant le visage.

Louis Ducrot revint en piste, cette fois avec Matijs Dierick. Les deux ont une expérience internationale, la cohésion fut vite faite, comme entre deux copains qui s’apprécient. La palette du Belge, attaque, défense, est complète. Celle de Louis ne l’est pas moins. Poing rageur, totalement libéré, il se mit très vite au niveau de son aîné après avoir concédé le 1er set.

Restait les filles, Flore et Steffi, dont on n’imaginait à aucun instant qu’elles pouvaient perdre malgré une paire adverse à la compétence reconnue. Deux sets plus tard, la salle était en feu, le tableau d’affichage rouge de plaisir.

« Tout le monde a répondu présent » commenta sobrement G. Jops. « Romain a produit un gros simple, j’ai aimé l’insouciance des deux jeunes. Le score ne reflète pas la partie, mais nous avons su être solides sur les rencontres en trois sets. Il faut se servir de cette confiance, mais pas s’emballer. Les play-offs, nous aurons le temps d’y penser ».

PHOTOS (Crédit Bruno Delannoy)

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