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Il s'est passé quelque chose de nouveau à Orléans

L'esprit d'équipe peut renverser des montages, les joueurs d'Hervé Bourgeois semblent l'avoir compris.

La déception d'Hervé Bougeois après le match d'Oullins, son envie de tout plaquer était légitime et, à chaud, pouvait se comprendre. Il donne tant au club, aux joueurs, qu'il a eu l'impression d'avoir été lâché. La parole présidentielle a fait comprendre à tous que la Nationale 1 était une vitrine indispensable pour le club, que l'investissement du LVA pour mettre les joueurs dans les meilleures conditions était important et digne de retour. Mais rien ne peut se faire sans eux. Peut-être n'avaient-ils simplement pas les moyens de jouer à ce niveau. Mais s'ils l'avaient, il fallait le montrer, et vite. Orléans, malgré son statut de dernier de la classe, n'était pourtant pas la victime idéale. D'autant que dans la composition des Solognots apparaissaient, pour la première fois, un solide polonais, Dubowski, n°3 dans son pays, et sa compatriote Grudzina, T20 également. Les deux l'ont emporté, mais la détermination airoise fut belle à voir. Contre le nouveau venu, Noé Andreu fut étonnnant, croquant le 1er set à belles dents malgré le statut du mec d'en face. Dans le 2e, il mena14-12 avant de sombrer physiquement (14-21). Le 3e set fut un supplice (21-7) parce que Noé n'avait pas les jambes suffisantes face à un adversaire de cet acabit. Sera-t-il encore nécessaire de lui expliquer à quoi sert l'entraînement ? En travaillant il deviendra un formidable joueur, en persistant à s'entraîner en pointillés, il ne restera qu'un bel espoir. Le physique, c'est aussi ce qui manqua à Ern devant Grudzina. 19-21 puis 22-20, chacune des deux filles pouvait s'imposer. Ce fut finalement la Polonaise qui prit le point (21-23) alors que la Malaisienne paraissait en mesure de s'imposer en menant 20-18. Mais enfin elle joua le badminton que le club attendait depuis on arrivée. Aire-sur-la-Lys céda encore dans le SD 2. Mais comment en vouloir à Aurélie Constant (A1) face à une T20. Au contraire, elle fut vaillante (21-19 et 21-17). Dans le 1er set son adversaire ne passa devant qu'à 18. Dans le second, Aurélie menait à la pause. Elle va mieux, qu'elle ne doute pas. Avec cet esprit, elle croquera bientôt les meilleures. Le 4e point perdu le fut par les garçons, Romain Linster et Benoit Kasprzak, à nouveau associés. Dans le 1er set "ils regardèrent jouer les autres", expliqua H. Bourgeois. "Dans le 2e, ils ne cédèrent qu'à 19 partout. Ils auraient mérité un 3e set". C'est presque une performance pour les deux A4 face à un T10 et un T 20. On le voit, ces quatre défaites sont pourtant porteuses d'espoir, pour peu que l'équipe reste sur la même dynamique et cet état d'esprit conquérant. Mais il y eut aussi de belles satisfactions. Ben Kasprzak n'avait jamais battu Leroux. Ce ne fut pas plus facile que d'habitude. L'Orléanais servit même à 20-19 pour le gain du match au 3e set. Qu'il perdit 21-23 ! Un formidable Benoit, comme on l'aime. Mais, d'habitude, son talent s'efface derrière son agressivité négative. Cette fois, elle fut positive. Il faudra qu'il s'en souvienne, la semaine prochaine, sur la 1ère phase des championnats de France. L'an dernier, son calme et sa détermination y avaient fait merveille. Il connait la recette pour aller plus loin.

A Oullins, le duo féminin, Steffi et Ern, avaient déçu. Cette fois, la Malaisienne fut mobile, efficace, comme doit l'être une joueuse de son niveau. Celles d'en face n'existèrent pas (8 et 11). A. Constant et R. Linster, le duo était reformé, au contraire d'Oullins. Le 1er set, même s'il fut gagné (24-22) fut "joué à l'envers", dixit le coach. sur Lodiot alors qu'il fallait jouer la fille. La rectification fut salutaire (21-13). Un duo magnifique, qui n'a rien perdu depuis début septembre. Mais pour ne pas rentrer bredouille, il fallait gagner le dernier mixte, qui paraissait compromis par la faiblesse physique de Noé Andreu. Steffi fit le job, au four et au moulin sur le 3e set, elle derrière et lui devant. Avec tout un groupe sur le côté, même Ern et sa petite voix fluette, d'habitude si timide, pour les encourager. Quelle belle récompense !

4-4, c'est le point du coeur, celui d'un groupe qui semble s'être révélé. "Il y a eu beaucoup d'écoute, de la solidarité, ce que nous réclamons depuis un an et demi et que nous n'avions vu que de courts moments" dira Jacques Wayolle. Il faudra confirmer contre Creteil. Il y aura Leverdez, sextuple champion de France. Et alors ... Le Volant Airois a Constant, Annys, Hui Ern, Kasprzak, Linster et Noé. Ce n'est pas rien.

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