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Creteil a eu chaud, malgré la présence de Leverdez

Quelle fierté mais quelle déception ! (3-5).

La fierté d’avoir vu un Volant Airois conquérant, « comme il devrait toujours être », dit Hervé Bourgeois, la déception d’une défaite alors qu’un nul paraissait à portée de mains. Un volant dans le filet du dernier mixte, alors que Romain Linster et Aurélie Constant avaient entamé une formidable remontée. « On a eu chaud » admettait très sportivement Brice Leverdez, la star de la soirée, inaccessible en France. Pourtant Jarolim Vicen l’a bien bousculé. Le Slovaque avait rendu une copie moyenne à Oullins qui faisait douter de son niveau. Contre le n°1 français, il fallait être à fond. Il fut bien, très bien même, malgré la défaite en deux sets. Trois auraient été un exploit. Il a rassuré les supporters et a même fait le show après son double. A cet instant, Creteil était revenu à égalité. Car le premier point, fruit de la bonne entente de Steffi Annys et Hui Ern, fut airois. Ce fut très net (7 et 8) face, pourtant, à deux T50. Les deux filles ont du talent et la Belge est tellement rassurante pour sa coéquipière.

Benoit Kasprzak fut dans la lignée de ce qu’il produit depuis quelques mois, dans celle de Rouen, qui l’a qualifié pour le championnat de France. Mais Cajot, le Cristollien, est T10. Quelques fautes directes supplémentaires firent basculer la rencontre en faveur du visiteur. Mais Ben n’a pas à rougir de sa prestation (14 et 15). Ern (T50) fit un temps la course en avant. Allait-elle créer la surprise face à Sarosi, T20 ? Ce fut, chaque fois, plus difficile en fin de set, comme si la Malaisienne avait du mal à tenir la distance, tant physiquement que mentalement. A 1-3, il était temps de réagir. Ce que fit fort bien Aurélie Constant, elle aussi nantie d’un nouveau moral, bien dans sa tête et dans son corps. Voilà deux ans qu’elle n’avait plus battu Krieger. Rien ne fut simple mais elle s’accrocha, notamment dans le premier set (24-22) pour boucler l’affaire en deux sets, fêtant à sa manière sa sélection au National de Cholet. Mais Leverdez entra à nouveau en scène. Diable d’homme, capable de tenir à lui seul ce mixte où la détermination de S. Annys et le bras gauche de Noé Andreu lui causèrent bien du souci (13 et 18). 2-4, il fallait encore y croire, le public l’avait bien compris. Rarement, il y eut une salle aussi chaude, bien plus supportrice que spectatrice. Mais B. Kasprzak et J. Vicen n’avaient jamais joué ensemble. Un set de réglage fut nécessaire. Et la machine se mit en route, malgré la difficulté de la langue. Le public pouvait chanter, crier, 3-4, que c’était bon, presque inespéré mais rassurant aussi, quand on sait la valeur d’un groupe qui commence à prendre conscience de ses possibilités. Car sur l’autre terrain, Romain Linster et Aurélie Constant résistaient : 1-1 et légère avance de Creteil dans le 3e set. Fatigue, pression, l’écart se creusa. Mais les Airois étaient là, prêts à cueillir ce nul, grattant point par point. Jusqu’à cet engagement ultime dans le filet. D’un strict point de vue comptable, cette rencontre, fut-elle glorieuse, ne rapporte rien. Mais dans l’esprit, elle est tellement positive. « Il y a très longtemps que je les avais pas vu jouer à un tel niveau » remarqua Fred Ducrot. « Il y a eu cet esprit de conquête, cette vie de groupe que je réclame depuis si longtemps » se réjouissait Jacques Wayolle, le manager. Hervé Bourgeois était plus en nuance, déçu d’avoir laissé échapper un point de plus « parce qu’en fin de saison, s’il manque de points, avoir bien joué ne sera pas suffisant ». Il faudra aussi s’en souvenir, mais Creteil a apporté plus de satisfaction que d’inquiétude. Quelques souvenirs en PHOTOS

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